<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0"><channel><title>cite nationale de l'histoire de l'immigration</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/</link><description>cite nationale de l'histoire de l'immigration</description><language>fr-fr</language><copyright>Copyright 2010 cite nationale de l'histoire de l'immigration</copyright><lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 00:00:02 GMT</lastBuildDate><docs>http://www.histoire-immigration.fr/rss/</docs><category>World Français Sciences Sciences humaines et sociales Histoire Epoques et chronologie Epoque contemporaine</category><managingEditor>renaud.sagot@histoire-immigration.fr</managingEditor><webMaster>guillaume.robert@histoire-immigration.fr</webMaster><ttl>60</ttl><image><title>cite nationale de l'histoire de l'immigration</title><url>http://www.histoire-immigration.fr/public/img/h-a3-violet.png</url><link>http://www.histoire-immigration.fr/</link></image><item><title>La Mer noire / Kéthévane Davrichewy, édition Sabine Wespieser, 2010</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1268</link><description>&lt;em&gt;La Mer noire&lt;/em&gt; raconte l'histoire sur cinq générations (et oui il y a aussi des arrières petits enfants qui traînent dans le récit) d'une famille de réfugiés géorgiens débarquée en catastrophe en 1918 à Leuville-sur-Orge, la Mecque de la communauté géorgienne en région parisienne. A l'heure du nombrilisme identitaire national où l'on se récure l'ombilic pour le rendre le plus propre (le plus pur ?) possible, on peut se demander si Kéthévane Davrichewy raconte seulement l'exil de ce couple de Géorgiens et de leur deux filles Tamouna et Théa ou, tout simplement, l'histoire, sur près d'un siècle, d'une familleetc française. La diversité française, la diversité de sa population et de ses trajectoires, réfractaire à tout slogan de tribune, pointe ici le bout de son nez pour fermer le bec aux dispensateurs autoproclamés d'AOC identitaires. 
Certes, &lt;em&gt;La Mer noire&lt;/em&gt; charrie les flots de l'exil : la fuite pour cette famille dont le père fait parti du gouvernement qui a proclamé l'indépendance de la Géorgie le 26 mai 1918 ; l'arrivée en France, et son lot de déceptions ; les interrogations des plus jeunes sur l'intégration, « &lt;em&gt;cette barrière à franchir me laisse sans force&lt;/em&gt; » dit Tamouna ; l'acculturation davantage que l'assimilation ; les résistances culturelles et l'attachement à la Géorgie, à ses traditions, à sa langue, à sa cuisine ; la tenace distinction d'avec les Russes comme cette différence dans les exils que note Tamouna à propos de Nora, son amie russe (et oui !) : « &lt;em&gt;sa famille a quitté Moscou. Pour toujours (etc). Ils sont juifs. Le retour est inenvisageable, ils ont l'intention de construire une nouvelle vie ici. »  « Nos exils et nos communautés ne se ressemblent pas. Tandis que nous attendons le retour, ils s'installent&lt;/em&gt; ».

Mais ce roman de la migration est aussi un roman français tant il est sûr que bien peu d'histoires nationales et de peuples n'échappent à l'irrigation d'un « sang impur » venu d'ailleurs, un « sang impur » qui abreuve les sillons de la terre de France aussi profondément que celui des roturiers et autres descendants de Gaulois (qui venaient d'ailleurs eux aussi) dont parle la chanson. La chronique familiale ici rapportée parle de mariages, de divorces, de remariages, d'unions mixtes avec un grec ou une arménienne, d'enfants et de réussite professionnelle, des nouvelles générations installées dans leur environnement et leur temps, sensibles aux luttes des Sans-papiers et qui titillent leurs aînés gagnés par une frilosité certaine pour les nouveaux migrantsetc La mort a déjà emporté bien des Anciens. Quant aux survivants, ils vieillissent. Si elle n'a pas déjà claqué la porte, la vie se retire sur la pointe des pieds, laissant les corps fragiles et les êtres déjà absents : « &lt;em&gt;mourir dans son sommeil, c'est ce qu'elle préfèrerait. Mais tenir jusqu'à l'été. Sentir encore sa chaleur, son parfum sur la peau&lt;/em&gt; ». 

A l'occasion d'une soirée d'anniversaire, Tamouna se souvient. Elle est le dernier maillon de ce bout de la chaîne qui court jusqu'à Tsiala, sa petite fille, qui « &lt;em&gt;la violente un peu&lt;/em&gt; » pour recevoir en héritage la mémoire de sa vieille grand-mère. Tamouna se souvient. Elle revoit surtout Tamaz son amour de jeunesse, un amour resté intangible malgré les séparations et les bifurcations de l'existence. Viendra-t-il pour fêter ses 90 ans ? Elle le craint ; et le désire.
Ce très beau texte est le deuxième roman d'une auteure qui est née à Paris en 1965 et qui a puisé dans l'histoire familiale la trame de son récit. Elle y entrelace le présent (la journée et le repas d'anniversaire) et le passé (la lointaine Géorgie, l'exil, Babou et Bébia, les grands-parents restés au pays, le père reparti en Géorgie à qui Tamouna a refusé la dernière étreinte, la noble figure maternelle, le groupe formé avec les quatre cousins et cousines, l'histoire de ce premier et unique amouretc). 
Le récit est écrit selon trois modes de narration : le « je », pour porter le passé et la mémoire, un narrateur invisible, extérieur pour dire le présent et le style épistolaire des lettres écrites par Tamouna à Tamaz - des lettres jamais postées. 
L'écriture est brève, économe, sans «  &lt;em&gt;effusions&lt;/em&gt; » comme la personnalité de Tamouna. À la surface de cette &lt;em&gt;Mer noire&lt;/em&gt; flotte l'écume du regret, ce « &lt;em&gt;courage&lt;/em&gt; » qui a manqué, et la nostalgie d'un triple exil. Celui d'une terre, celui d'un amour et celui du temps qui passe et dont la maitrise ou plutôt l'illusion de sa maîtrise finit par s'évanouir, laissant à d'autres le soin de raconteretc

&lt;em&gt;Mustapha Harzoune&lt;/em&gt;</description><pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Harragas / Film algérien de Merzak Allouache, actuellement sur les écrans</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1267</link><description>Les harragas, ou brûleurs, ainsi sont appelés au Maghreb ceux qui, à leurs risques et périls, tentent de franchir la Méditerranée pour fuir leur pays ou, d'une manière plus générale, le continent africain. Pour éviter toute « traçabilité » en cas de capture, les passeurs exigent souvent que ces candidats à l'exil restent dans l'anonymat et brûlent devant témoins tous leurs papiers d'identité. Qu'ils succombent ou survivent aux affres de la traversée, en tout état de cause, ils auront tiré un trait définitif sur leur passé.
De nombreuses images (films, documentaires, « sujets télé », reportagesetc) nous informent sur ce douloureux et périlleux exode. Pouvant venir des trois pays du Maghreb, de l'Afrique de l'Ouest - Mauritanie, Sénégal, Malietc- ou du sud saharien, des hommes, mais aussi des femmes, des enfants, des vieillards, ont quitté parfois clandestinement leurs terres ingrates pour rejoindre des repères du littoral où ils vont, à prix d'or, négocier une place sur des embarcations pourries, les pateras, pour commencer leur odyssée maritime. Premières étapes : les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, Gibraltar, la Sicile, la Sardaigne, les Canaries, Malte, Chypres, Lampedusaetc avant les eldorados européens d'Espagne, de France, d'Italie, de Grande Bretagne.
A travers une vingtaine de films et téléfilms, depuis son génial coup d'essai &lt;em&gt;Omar Gatlato&lt;/em&gt; (1976) jusqu'au très récent &lt;em&gt;Tamanrasset&lt;/em&gt; (2008), Merzak Allouache s'est toujours intéressé aux faits de société ayant des résonnances dans la vie de ses concitoyens et des incidences sur l'histoire de son pays, l'Algérie. Passé, présent et devenir.
Ses marques de fabrique ont souvent été la sincérité et l'humour, développées au fil de comédies légères : &lt;em&gt;Bab el Oued City&lt;/em&gt; (1983), &lt;em&gt;Salut cousin ! &lt;/em&gt; (1995), &lt;em&gt;Bab el Web&lt;/em&gt; (2004), parfois un peu plus lourdes : &lt;em&gt;Chouchou&lt;/em&gt; (2003).
Le sujet de &lt;em&gt;Harragas&lt;/em&gt; est plus grave.
Une dizaine de postulants au départ en pateras se retrouvent dans une crique des environs de Mostaganem (ville à 200km à l'ouest d'Alger dont l'auteur est originaire et où il a pu trouver, notamment auprès du théâtre local, les comédiens idoines). Pour l'efficacité du propos, les personnages sont très typés. D'abord les salauds, dont le cynique Hassan (Okacha Touita), passeur d'homme sans foi ni loi comme il y a des marchands de canon ou des trafiquants d'organes, et Mustapha le policier en cavale (Samir El Hakim) prêt à user encore de son arme pour sauver sa peau. Les deux montrent la déliquescence des idéaux de l'Algérie et servent en quelque sorte d'excuse au personnage de Hakim, le frérot (Mohamed Takerrat), qui croit trouver dans la religion une valeur refuge. Reste la génération flouée ; Rachid (Nabil Asli), sa copine Imène (Lamia Boussekine) et son pote Nasser (Seddik Benyagoub), capables de surmonter toutes les avaries et toutes les avanies pour atteindre une improbable Andalousie, gagnée à la nage. Restent enfin, plus victimes des turpitudes du monde, le choeur pathétique des sacrifiés Africains, nourris de spaghettis, ne sachant ni parler l'Arabe local, ni nageretc.
L'histoire nous est contée avec une réelle empathie pour ses humbles héros, même si, ici ou là, se glisse quelque ambiguïté.
Pourtant il nous semble que certaines vraies questions ne sont pas posées. Ces efforts surhumains sont-ils inutiles et voués à l'échec ?
Ici ce n'est pas plus le paradis que là-bas le pactole mais que penser d'un pays à l'opulente rente pétrolière qui se gère depuis des années en faisant la fortune des oligarques et en désespérant sa jeunesse avide de savoir et de création ? On attendait peut-être quelques réponses moins timides.

&lt;em&gt;André Videau&lt;/em&gt;</description><pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>&lt;em&gt;Liberté, Égalité, Fraternité&lt;/em&gt;, un film de Jacqueline Gozland / Diffusion sur France Ô lundi 15 mars à 20h35, mardi 16 mars à 15h15</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1266</link><description>Présentation du film par Jacqueline Gozland, réalisatrice : &lt;em&gt;&quot;La découverte d'une photo de classe de 1967, la mort de ma mère en 2002, m'ont conduite à revenir sur ma jeunesse passée à Bobigny à mon arrivée d'Algérie en 1962, après la guerre. Dans un paysage dévasté, près de la gare de déportation de Bobigny, des femmes d'exception pansent les plaies et conduisent les jeunes de toute origine vers un avenir meilleur. Elles sont chef d'orchestre, comédienne, directrice de salle de cinéma, journaliste animatrice d'un ciné-club africain, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent.&quot;&lt;/em&gt;

</description><pubDate>Mon, 15 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Objets Migrateurs / Du 11 février au 24 avril 2010 à Villeurbanne</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1265</link><description>L'exposition &lt;em&gt;Objets Migrateurs&lt;/em&gt; présente des témoignages de personnes issues de l'immigration et récoltés entre 2006 et 2008 sur la région Rhône-Alpes. 
D'origines diverses, les personnes interviewées ont entre 24 et 60 ans. Issues de la première, deuxième ou troisième génération, ils et elles abordent les thèmes suivants : l'histoire de leur immigration, ou celle de leurs parents/grands parents, et la transmission de leur culture. Cette notion de transmission culturelle est abordée à travers un objet : chaque personne interviewée a choisi l'objet qui évoque pour lui ces traces culturelles et intimes. Elle nous le décrit, raconte son histoire et son pouvoir évocateur. 
A travers la diversité de ces histoires, l'exposition veut montrer qu'une identité est le fruit de multiples appartenances. Elle mêle pour cela photographie et montage sonore. Chaque témoignage donne lieu à un triptyque photographique et un montage sonore de l'interview d'une dizaine de minutes. Les photos abordent à chaque fois le même procédé : 
 - une photo en ombre chinoise devant une fenêtre du domicile de l'interviewé, 
 - une photo de l'objet choisi dans les mains de cette même personne (rapport physique à l'objet ; façon toute personnelle d'être face à l'objet, de le montrer, de transmettre son histoire), 
 - une photo de l'objet &lt;em&gt;in situ&lt;/em&gt;, à sa place habituelle (transport dans l'intimité quotidienne ; situation dans l'espace intime).
En contrepoint, le récit récolté apporte une autre dimension : celle de l'espace sonore, d'une voix, le temps de la rencontre. 

L'ensemble des témoignages peut être écouté en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www.objetsmigrateurs.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.objetsmigrateurs.com&lt;/a&gt; 
</description><pubDate>Sat, 24 Apr 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Wifredo Lam / Jacques Leenhardt, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1264</link><description>Wifredo Óscar de la Concepción Lam y Castilla, dit Wifredo Lam, nait à Cuba en 1902 et meurt à Paris en 1982. Il est le dernier enfant d'un commerçant chinois de Canton établi sur la fin de sa vie à Cuba. Sa mère est mulâtre. Choisissant la voie du surréalisme, il est aussi considéré par ses pairs comme le peintre du métissageetc
Sa peinture est issue de la mémoire et de l'esthétique des cultures africaines, européennes et américaines. Un long séjour en Espagne ainsi que ses rencontres à Paris avec Picasso, Breton, Leiris et Pierre Loeb le conduisent à s'intéresser à l'art moderne. Wilfredo Lam restera, tout au long de sa vie, sous l'influence des oeuvres des grands maîtres de la peinture espagnole comme Velázquez et Goya, et aussi, dans un autre genre, celles de Bosch et de Bruegel l'Ancien. Il est fasciné par les corrélations qu'il découvre entre l'art occidental et l'art dit « primitif ».
En dehors de la peinture (environs 3000 tableaux), Lam est l'auteur d'une oeuvre comprenant des gravures qui ont illustrées les textes de nombreux poètes dont André Breton, Luca et René Char, mais aussi de céramiques, de dessins, de pastels et de sculptures.
L'auteur, Jacques Leenhardt, entre autre président de l'association des amis de Wifredo Lam, nous fait découvrir l'oeuvre d'un artiste universel dont l'engagement s'oppose au fascisme, au racisme et à toutes les dictatures. Il retrace ici le parcours et la vie du peintre à travers ses tableaux. Ce livre, très riche en iconographie et s'adressant au grand public se termine par une biographie illustrée, la liste de toutes ses expositions individuelles et collectives, des monographies ainsi que des index.</description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les publics du rap : enquête sociologique / Stéphanie Molinero, L'Harmattan, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1263</link><description>Le rap a déjà fait l'objet d'un certain nombre de recherches en sociologie depuis le début des années 1990, mais très peu d'entre elles se sont intéressées à un acteur pourtant primordial dans l'existence sociale du rap : son public.
C'est ce tiers trop souvent absent des analyses que cet ouvrage explore. Qui écoute du rap en France, comment, pourquoi ? C'est à ces questions que l'ouvrage se propose de répondre, en scrutant, à l'aide d'une enquête par questionnaire et d'une enquête par entretien, non pas le public du rap, mais ses publics. L'exploration des publics permet de saisir la structuration sociale du goût pour le rap et les différentes raisons et façons de l'aimer.
Depuis plus de vingt ans, le rap hexagonal a évolué. L'inscription originelle du rap dans les quartiers difficiles, sa violence présumée et son succès auprès de la jeunesse française ne suffisent plus à rendre compte des attachements relatifs à cette musique. Elle ne s'adresse plus uniquement aux jeunes et son écho a dépassé les frontières des quartiers défavorisés.</description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Derrière l'usine - Les cantonnements de Salaise-sur-Sanne / Isère / François Duchêne et Jérôme Godard, Échirolles, Musée de la Viscose, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1262</link><description>En Isère comme ailleurs, durant la Première Guerre mondiale, les principaux centres industriels bénéficient de l'apport massif de travailleurs étrangers, venant pour la plupart des colonies françaises. Pour loger ces &quot;soldats de l'autre front&quot;, les usines mettent à leur disposition des baraquements en bois rudimentaire regroupés dans des cantonnements, sur le modèle de ceux qui abritent les troupes militaires. La Société chimique des Usines du Rhône, installée en 1915 à Roussillon, dans le nord-ouest du département de l'Isère, devenue Rhône-Poulenc en 1928, fait partie de cette histoire. Les cantonnements de guerre qui y sont construits, sont par la suite, recyclés pour loger jusque dans les années 1960 d'autres étrangers issus cette fois de l'immigration économique, à savoir des familles espagnoles, portugaises ainsi que des célibataires nord-africains.
Situés &quot;derrière l'usine&quot;, loin des cités ouvrières réservées aux Français de souche, dans un environnement ingrat et dangereux, ces espaces d'habitations matérialisent plus que jamais la mise à l'écart d'une importante communauté ouvrière immigrée. Pourtant, au-delà du sentiment de relégation, ces hommes et ces femmes vont s'approprier ces lieux et aménager un espace vivant, où règnent le plus souvent une réelle fraternité et une grande convivialité.
Cet ouvrage  est illustré par de nombreuses photographies, dont beaucoup de clichés familiaux, émanant d'un fonds photographique important collecté par le comité d'entreprise Rhône-Poulenc. Il accompagne une exposition organisée par la Musée de la Viscose ouverte du 11 décembre 2009 au 31 mai 2010.</description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Discriminations : pratiques, savoirs, politiques / La HALDE et sous la direction d'Eric Fassin et Jean-Louis Halpérin, Paris : La Documentation française, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1261</link><description>A la fin des années 1990, un vocabulaire autour des discriminations s'est imposé en France dans le monde de l'entreprise, de la politique et des medias et la lutte contre les discriminations est devenue peu à peu une priorité des politiques publiques. Les contributions de spécialistes universitaires publiées ici, et réunies à l'occasion d'un séminaire de l'Ecole Normale Supérieure, mettent en perspective l'étude des discriminations sous un angle pluridisciplinaire : 
- des juristes reviennent sur la législation pénale existante et exposent le principe d'égalité et l'apport du droit européen à la lutte contre les discriminations ; 
- un anthropologue montre comment le sujet a été médiatisé et exploité ;
- des politistes et un historien, précisent les modes de discrimination dont sont victimes les étrangers ou les minorités visibles dans la société française, notamment au travail ;

Sont également posées, la question de la reconnaissance scientifique du phénomène à travers les outils d'enquêtes existants (statistiques, approches ethnographiques) et celle des moyens des luttes contre les discriminations  (discrimination positive, mode de gestion favorisant la diversité des origines). Enfin, des comparaisons internationales (notamment avec les Etats-Unis) sont proposées.

La Halde, en publiant cet essai, nous offre une réflexion d'ensemble utile pour les étudiants comme pour les acteurs de terrain et les cadres d'entreprise.</description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les grandes migrations : de Moïse à la mondialisation  / Les collections de l'Histoire, n° 46, janvier 2010</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1260</link><description>La revue « les collections de l'Histoire » propose un dossier sur les migrations dans leur dimension universelle depuis les origines de l'humanité jusqu'à nos jours. 
Ces mobilités humaines désignées sous les vocables de migrations, déplacements, « invasions » ou déportation révèlent les différents visages du phénomène et les contextes de leur apparition. Le premier temps fort de cette histoire est lié à l'apparition de l'homme et aux mouvements qui vont l'amener à peupler progressivement la terre. Il est également question de l'immense déportation liée à la traite négrière, qu'elle soit occidentale ou orientale, et qui couvre douze siècles. Aussi traitée, la période contemporaine qui remonte au début du XIXème siècle, du temps où l'Europe était une terre d'émigration avant d'être une terre d'immigration, et qui va jusqu'au paysage migratoire tel que nous le connaissons aujourd'hui.
L'intérêt de ce numéro vient du fait qu'il restitue le phénomène des migrations dans un temps long, comme un aspect permanent de la réalité des hommes et de leurs échanges. 
Fidèle à sa fonction de vulgarisation de l'histoire, la revue offre des articles richement illustrés de photos et accompagnés de cartes, d'encarts, d'une chronologie, d'un lexique et d'une bibliographie. </description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Nous étions indésirables en France. Une enquête familiale / Suzanne Léo-Pollak, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1259</link><description>Bien qu'Autrichienne, l'auteur est née à Lyon en 1942. Ce n'est qu'à l'adolescence qu'elle a connu la cause de cette expatriation : sa famille, juive, était persécutée et a choisi le chemin de l'exil après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. 
Émigrant donc en France en 1940, ses parents suivirent le chemin de milliers de réfugiés traqués par Hitler puis par l'État français. Victimes des internements successifs réservés aux populations dites «  indésirables », ses parents se sont d'abord connu au camps de Gurs, avant d'être séparés par les péripéties de la guerre. Le père prend le maquis et entre dans la résistance par le biais de la Main d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), la mère se cache dans les centres d'accueil avec sa fille tout juste née. 
Ce livre est le résultat d'une enquête réalisée dans les années 1980 qui a amené l'auteur à se rendre dans de nombreux lieux d'internement de l'époque et à retrouver certains témoins. Il restitue, par le témoignage et la correspondance échangée par les parents, des parcours de vie dont le noeud est l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Il reprend la généalogie assez détaillée d'une histoire familiale qui démarre à la fin du XIXeme siècle et reconstitue les trajectoires de deux familles juives issues d'Europe centrale. 
On suit avec beaucoup d'intérêt ce récit plein d'émotions d'autant qu'il est émaillé de nombreux documents qui mettent le texte en situation : photos de familles, de documents administratifs, cartographie des déplacements des parents durant leur exil et jusqu'à leur retour après-guerre en Autriche. Et tout aussi captivant est de suivre le récit et les impressions de l'auteur, qui se lance sur les traces d'un passé douloureux dont la reconstitution se heurta longtemps au mutisme familial.</description><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Citoyens visibles. Quand l'histoire de France affiche ses couleurs / Ahmed Bahaddou, Paris, Ramsay, Leemage, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1258</link><description>La chaîne de télévision France 3 a diffusé en 2008 une série de courtes émissions retraçant le parcours d'un certain nombre de personnalités « issues de la diversité » ayant marqué de leur empreinte l'histoire de France. Une partie de ces émissions sont visibles gratuitement en ligne sur le site Internet de l'institut du citoyen visible (IDCV) http://www.idcv.fr/
Ce livre prolonge le programme par la reprise et l'ajout de portraits, en tout vingt-cinq. La particularité de cette sélection vient du fait que ces hommes et femmes appartiennent à la catégorie des personnes désignés comme « minorités ». Les critères de définition étant fondés sur le sexe (femme), la nationalité (étranger ou d'origine étrangère), la couleur de peau (noir). Remontant les trois derniers siècles, le lecteur fait la connaissance d'une pleiade d'hommes et de femmes : artistes, acteurs politiques, scientifiques, sportifs, entrepreneurs, etc. Si nombreux sont ceux dont on connaît les noms, tels Alexandre Dumas, André Citroën, Marie Curie, Léonard de Vinci, Dalida, on ne connaît pas forcément leurs origines. 
Les notices biographiques succinctes et généreusement illustrées qui sont proposées s'adressent à un très large public, curieux de connaître certaines figures qui ont fait l'histoire de France mais dont l'appartenance à une minorité n'est jamais mise en avant. L'ouvrage mentionne également d'autres types de personnalités et des catégories de personnes présentées comme porteuses de « diversité » : St Augustin, Alexandre de Médicis, les mauresques et les Marranes, les tirailleurs, etc.</description><pubDate>Fri, 19 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>&lt;em&gt;Radio Muezzin&lt;/em&gt;, par Stefan Kaegi / Rimini Protokoll / Jusqu'au 20 février à la Grande Halle de la Villette (75019)</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1257</link><description>Le Caire compte près de 30 000 mosquées et des centaines de muezzins qui, jusqu'alors, prenaient en charge l'appel à la prière cinq fois par jour. Mais le ministère égyptien de la Religion a décidé d'uniformiser la pratique en sélectionnant, sur concours, une trentaine de muezzins dont l'appel sera retransmis en direct à la radio. Interpellé par la disparition annoncée d'un cérémonial ancestral, Stefan Kaegi a voulu donner la parole à quatre muezzins cairotes. Le premier est aveugle et enseigne le Coran, le second était électricien et s'est reconverti après un accident, le troisième était conducteur de chars avant de partager sa vie entre la mosquée et la boulangerie, le quatrième, haltérophile et deuxième du Championnat de récitation de Coran, fait partie des muezzins retenus par le ministère. Dans un décor de mosquée, simples tapis au sol et ventilateurs au plafond, chacun se dévoile à sa manière, fait résonner sa voix, évoque sa famille, son parcours, la façon dont il est devenu muezzin et son implication au sein de la mosquée. &lt;em&gt; &quot;L'image toute faite, désormais, pour la télévision, c'est l'association mosquée égale soupçon de terrorisme'. Moi je désirais connaître la vie, généralement assez simple et diverse, de ce lieu à travers son muezzin&quot;&lt;/em&gt;, explique Stefan Kaegi qui donne également la parole à un ingénieur de la radio du Caire.
Pas vraiment politique, alors que pourraient être interrogés les courants de pensée de chacun de ces muezzins ou la décision du ministère de faire taire des centaines de voix, le spectacle, en arabe surtitré, s'inscrit plutôt dans la veine du théâtre documentaire qui donne à voir et éclaire sur une pratique sans juger ni théoriser. Les photographies personnelles et vidéos projetées en arrière-plan renforcent cette volonté de rendre compte du réel ; une démarche chère à Stefan Kaegi qui, en 2000, a fondé un collectif théâtral le Rimini Protokoll, qui produit des spectacles très proches de la vie quotidienne et dans lesquels interviennent des amateurs, nommées « acteurs-experts ».

Maya Larguet
</description><pubDate>Sat, 20 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lebanon, un film de Samuel Maoz / En ce moment sur les écrans</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1256</link><description>Sérénité trompeuse : le premier plan (comme le dernier) cadre un champ de tournesols épanouis, puis on oblique vers une zone aux ruines chaotiques peut-être encore habitées ou servant de repères à des combattants adverses. Nous sommes au printemps 1982 dans le Sud du Liban en état de guerre. Un tank israélien, envoyé en reconnaissance, doit pénétrer plus avant dans le territoire bombardé et par sa seule présence détecter les caches de l'ennemi.
Pour son premier long-métrage, tourné à 47 ans, le réalisateur Samuel Maoz, natif de Tel-Aviv, a voulu exorciser les souvenirs qui le taraudent depuis 25 ans. C'est peu dire que le film est autobiographique, &lt;em&gt;&quot;un traumatisme autobiographique&quot;&lt;/em&gt; précise un critique. &lt;em&gt;&quot;Ce film je  l'ai écrit avec mes tripes&quot;&lt;/em&gt;, ajoute l'auteur et c'est par un dispositif assez exceptionnel  qu'il va nous rendre la réalité palpable.
Il s'agit d'un huis-clos exigu et anxiogène. Quatre soldats enfermés dans l'habitacle d'un char d'assaut : Shmulik, le tireur (Yoav Donat), Yigal, le conducteur (Michael Moshonov), Hertzel, le chargeur (Oshri Cohen) et Assi, le commandant (Itay Tiran). Tous quatre inexpérimentés, avancent à l'aveugle et en sourdine, tellement l'appui au sol est hasardeux. Les instructions communiquées de l'extérieur, intermittentes et peu audibles dans une bande-son saturée par le fracas des tirs et des ferrailles. La visibilité plus qu'incertaine au-delà du viseur, incapable de détecter les menaces comme de s'en protéger, mais pas d'effacer les horreurs : un vieillard achevé à bout portant, des cadavres abandonnés sans sépulture, des patelins rayés de la carte et autres hauts faits récurrents quand Tsahal s'en va-t-en guerre.
Toutes les horreurs de la guerre vont se concentrer dans cet espace réduit, cette souricière putride qui sent la sueur, la pisse, le vomi. D'autant que ces jeunes ne sont pas des professionnels, des militaires de carrière. &lt;em&gt;&quot;Je venais d'avoir 19 ans,&lt;/em&gt; plaide par ailleurs l'auteur, &lt;em&gt;la vie était belle. J'étais amoureux.&quot;&lt;/em&gt;
Un film choc qui fait de la guerre une ignominie et donc de la paix la quête la plus nécessaire de l'homme.
Devant la Mostra de Venise bouleversée, Ang Lee,réalisateur américano-taiwanais qui lui remit le Lion d'or dit  à Samuel Maoz : &lt;em&gt;&quot;Merci pour ce bonheur&quot;&lt;/em&gt;.

PS :
Le cinéma israélien n'est pas en reste (de bonheur cinématographique). Outre l'extraordinaire &lt;em&gt;Valse avec Bachir&lt;/em&gt; le dessin animé de Ari Forman, il faut signaler parmi les sorties récentes &lt;em&gt;Tu n'aimeras point&lt;/em&gt; d'Haim Tabakman, &lt;em&gt;Zion et son frère&lt;/em&gt; d'Eran Merav, &lt;em&gt;Une jeunesse israélienne&lt;/em&gt; de Mushon Salmona.

André Videau
</description><pubDate>Thu, 18 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Des Hommes / Laurent Mauvignier, Les Editions de minuit, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1255</link><description>Un petit village français comme tant d'autres, où se déroule une banale fête d'anniversaire entre famille et amis. Mais il suffira que Bernard, presque clochardisé, offre une broche de valeur à sa soeur pour que la journée tourne au drame. Mis à l'index par tous, il se vengera en agressant une famille algérienne. Voilà le point de départ du septième et dernier livre de Laurent Mauvignier, &lt;em&gt;Des Hommes&lt;/em&gt;, qui entreprend ici de questionner la guerre d'Algérie, à laquelle a participé son père, et les ravages qu'elle a causés sur ceux qui l'ont vécue. Ici, ni bons ni mauvais, simplement des hommes ordinaires, blessés, marqués à vie par une violence dont ils n'ont jamais pu se libérer, hantés par des actes qui ont fait chavirer leur propre humanité, gangrénés par une colère qu'ils n'ont jamais digérée. « &lt;em&gt;Il se demande si une cause peut-être juste et les moyens injustes. Comment c'est possible de croire que la terreur mènera vers plus de bien. Il se demande si le bien. &lt;/em&gt; » En plus de l'horreur de la guerre, au centre du roman, Laurent Mauvignier nous fait entrevoir l'effrayante solitude d'hommes écrasés par le silence et qui ont cru, à tort, que nier le passé les aiderait à « &lt;em&gt;continuer, reprendre&lt;/em&gt; » : « &lt;em&gt;Nos fantômes (etc) s'accumulent et forment les pierres d'une drôle de maison dans laquelle on s'enferme tout seul&lt;/em&gt; ». L'écriture de Laurent Mauvignier, qui parvient à rendre compte de la complexité des émotions comme d'une pensée en cours, avec des phrases qui s'interrompent, des mots qui jaillissent soudainement et une ponctuation utilisée parfois à rebours, ajoute à la puissance de ce roman qui fait de la mémoire une question essentielle. Alors même que la guerre d'Algérie est, aujourd'hui encore, une histoire quasi absente du roman françaisetc

&lt;em&gt;Maya Larguet&lt;/em&gt;</description><pubDate>Tue, 16 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les mercredis du film ethnographique : l'Autre et le Sacré, hommage à Claude Lévi-Strauss  / Paris, du 28 janvier au 28 juillet 2010</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1254</link><description>Depuis 1953 le Musée de l'Homme organise des projections de films pour faire connaître les grandes écoles de cinéma anthropologique. En 1957, ces projections deviennent régulières sous le titre de Mercredis du film ethnographique. Cette  saison, les « Mercredis  du  film ethnographique » rendent hommage à Claude Lévi-Strauss avec, en séance d'ouverture, un portrait de l'anthropologue. 
Lieux de confrontation et d'échange, les « Mercredis  du  film ethnographique » mettent en débat les oeuvres documentaires qui témoignent des relations de l'homme à l'invisible.  Dans le sillage des enseignements de Jean Rouch, pionnier de l'anthropologie visuelle, ils font la part belle aux images de transe et de possession. Ainsi, les films ici rassemblés proposent une variété d'expressions religieuses qui conservent toute leur puissance évocatrice : rituels chamaniques aux Philippines, cérémonies des djinns à Mayotte, danses des esprits à la Réunion, prières de derviches hurleurs en Macédoine, paroles incantatoires d'un devin-préparateur de match de boxe à Lubumbashi, officiants du culte de María Lionza au Venezuela, acheteurs de divinités vodou à Port-au-Prince, tribulations de voyageurs occidentaux à la recherche d'expériences mystiques, pratiques secrètes des guérisseurs d'Auvergneetc 
Projections-débats en présence des auteurs des films. 



Programme détaillé en ligne sur le site Internet du &lt;a href=&quot;http://www.comite-film-ethno.net/mercredis/mercredis-film-ethnographique-2009.html
&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comité du film ethnographique&lt;/a&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Apr 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fuck you New York / Kamel Hajaji, édition sarbacane, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1253</link><description>Premier roman pour ce jeune journaliste qui mêle ici sa passion pour le cinéma américain, les séries et la musique d'outre-Atlantique à une histoire répétitive qui perd en crédibilité à mesure justement que se multiplient les rappels. Kamel Hajaji raconte comment Maleck, un jeune français parti à New York pour une année universitaire, tombe dans la parano au point de devenir fou. Il faut dire que le rêve new yorkais se transforme vite en cauchemar. Le passage par une douane inquisitoriale marque définitivement le jeune homme qui se découvre « arabe », lui qui sa vie durant s'est cru Français, occidental et même « &lt;em&gt;branleur qui se masturbe sur des rêves made in US&lt;/em&gt; ». Deux ans après le 11 septembre la douane américaine en juge autrement. 
A partir de ce moment fondateur, le livre raconte la lente dérive paranoïaque du jeune homme, une dérive qui le conduit fissa dans un hôpital psychiatrique. Malgré la répétition d'épisodes qui parfois donnent l'impression de tourner à vide où, au souvenir des gros bras de la douane,  Maleck perd les plombs, Kamel Hajaji réussit tout de même, ici ou là, à rendre, quasi physiquement, le traumatisme, la déstructuration, la perte de repères. Maleck s'enferme dans sa solitude et sa souffrance, avant de se décider au grand saut rappelant les vers de l'Algérien Mourad Djebel : « &lt;em&gt;Vos tentatives d'identifications laconiques - à entêtes réglementaires - policière / mes empreintes génitales / genèse de vos geignement passés et à venir / s'y refusent / qu'ils me classent / sans ma participation me répartissent / dans toutes les cases pré ou post mortem&lt;/em&gt; ».
Le thème unique et récurrent - actualisation tout de même de quelques pages de Sartre ou de  Fanon - porte sur les effets destructeurs du regard de l'autre sur l'équilibre identitaire et la psychologie d'un individu à qui l'on dénie la qualité d'humain et de semblable, le renvoyant à une identité non seulement différente et unique mais aussi fantasmée. Pour paraphraser Sartre : l'Arabe ici n'existe pas, le douanier américain l'a inventé.
Voilà qui est tout de même d'actualité, et le droit à l'indifférence revendiqué entre les lignes peut s'adresser aussi bien aux USA, à  la France (« &lt;em&gt;elle a toujours cherché à faire de moi l'outsider du futur&lt;/em&gt; »)  qu'aux enfermements communautaristes en tout genre.
Kamel Hajaji écrit comme l'on parle mais il y met du rythme et de la nervosité, même si parfois il semble abuser de quelques vulgarités et expressions scato. Quant à l'usage répété d'expressions américaines, pourquoi pas ici ? 
Gageons que ces quelques lignes offertes d'entrée au lecteur augurent d'autres romans :
« &lt;em&gt;Bien sûr que je sais placer des mots biens propres, bien peignés les uns derrière les autres. A l'école on t'apprend à coucher du mensonge sur du papier, rien de plus facile. Tous le font, avec pour salaire la gloire, ouais, super ! Tous ces pseudo-écrivains de chez LaDurée and co qui te balancent leur sauce littéraire, assaisonnée façon foutage de gueule, et toi tu gobes, tu trempes ton pain quotidien dans ces lectures sans tripesetc Ecoute mec, m'en veux pas si je te balance des vérités sans faux-semblants ni patins ni couffins. Etant donné le traumatisme, faut que je dégueule sec&lt;/em&gt; ». Un lecteur avertietc

&lt;em&gt;Mustapha Harzoune&lt;/em&gt;</description><pubDate>Fri, 12 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Festival de l'Imaginaire / Ile de France, du 3 mars au 25 avril 2010 </title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1252</link><description>Créé en 1997 à l'initiative de la Maison des Cultures du Monde, le Festival de l'Imaginaire offre une scène ouverte aux peuples et civilisations du monde contemporain et à leurs formes d'expression les moins connues ou les plus rares dans le cadre d'une programmation fondée sur l'exploration et la découverte.
Chaque année, de nombreux lieux accueillent les spectacles, concerts, et performances du festival : Amphithéâtre de l'Opéra Bastille, Auditorium du Louvre, Musée Guimet, Insitut du Monde Arabe, Auditorium Saint-Germain-des-Prés, Théâtre Equestre Zingaro, Point Éphémère, Jardins de Bagatelle, Cirque d'Hiver Bouglione, Le 104, La Bellevilloise, la Maison des Métallos, les Voûtes...

A travers spectacles, concerts et expositions, cette 14e édition du Festival de l'Imaginaire questionne la mémoire, les racines, les identités culturelles en perpétuelle construction. 
Au programme notamment la création théâtrale &lt;em&gt;Supplici a Portopalo&lt;/em&gt;, qui mêle l'antique tragédie grecque et la tradition du cunto sicilien, laquelle serait un héritage de la présence arabe sur l'île. Ce spectacle, qui a pour sous-titre « De la tragédie d'Eschyle à la parole des réfugiés », raconte avec intensité la mort de milliers de personnes tentant de rejoindre l'Eldorado européen. Sur une idée de Monica Centanni, le texte établit le lien entre &lt;em&gt;Les Suppliantes d'Eschyle&lt;/em&gt; et les témoignages de migrants ayant échappé à la mer.

Lieux et programme détaillé sur le &lt;a href=&quot;http://www.festivaldelimaginaire.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site web du festival&lt;/a&gt;</description><pubDate>Thu, 25 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Boumkoeur / Mis en scène par Habib Naghmouchin, Paris jusqu'au 28 mai 2010</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1251</link><description>« &lt;em&gt;Il y a des histoires qu'on a envie de raconter. (etc) Cette fois-ci, c'est le roman de Rachid Djaïdani « Boumkoeur ». Une histoire au langage d'aujourd'hui. J'aime cette vitalité, son actualité, j'aime ce phrasé direct, sans chichi ni trompette&lt;/em&gt; », explique Habib Naghmouchin qui adapte et met en scène le livre paru en 1999 de l'ancien boxeur français d'origine algéro-soudanaise, Rachid Djaïdani, aujourd'hui reconverti dans la comédie, l'écriture et la réalisation. L'histoire ? Deux jeunes de banlieue, Grézi et Yaz, qui décident d'écrire sur leur quartier, « &lt;em&gt;c'est à la mode en ce moment&lt;/em&gt; ». Chacun défend son rêve, l'un c'est « &lt;em&gt;exister&lt;/em&gt; », l'autre « &lt;em&gt;partir à Los Angeles&lt;/em&gt; ». Et comme « &lt;em&gt;c'est toujours les gens de l'extérieur qui racontent la cité&lt;/em&gt; », les deux amis vont livrer leur vision des choses. La drogue, bien sûr, qui décime, les problèmes de communication entre générations, la solitude malgré l'appartenance à une bande, la frustration sexuelle, la violence et la prison. Ou encore les médias englués dans des clichés : « &lt;em&gt;Qui, parmi vous, a déjà fait de la prison ? Qui possède des armes ? » ou « Qui a déjà fréquenté une mosquée clandestine ou a une mère ou une soeur qui porte la burqa ? &lt;/em&gt; ». Il faut bien l'avouer, malgré un revirement dans l'intrigue, il n'y a rien de bien neuf dans ce que propose Rachid Djaïdani à qui il arrive de flirter avec les clichés qu'il semble vouloir dénoncer. Son verbe, à force de se vouloir incisif, est parfois pompeux. Pourtant, on ne peut pas dire que le moment soit désagréable. Malgré un manque de moyens évident, la mise en scène est inventive, fluide et rythmée. Mais le spectacle vaut surtout par l'interprétation de Tony Mpoudja, qui a remporté le prix du Meilleur espoir au festival de Paris en 2001, et de Salim Kechiouche qui parviennent, grâce à leur talent et leur énergie, à nous émouvoir et à nous faire rire, comme à occuper brillamment un espace qui manque d'intimité et de chaleur.

&lt;em&gt;Maya Larguet&lt;/em&gt;</description><pubDate>Fri, 28 May 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Paris 150 ans d'immigration / Hôtel de ville de Paris, du 8 février au 12 avril 2010</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1250</link><description>A l'occasion de la création de l'Assemblée des Citoyens Parisiens Extra Communautaires et sous l'impulsion de Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris chargée de l'Intégration et des Etrangers non communautaires, la Ville de Paris propose, du 8 février au 12 avril 2010, aux Parisiennes et aux Parisiens, de découvrir 150 d'histoire de l'immigration à Paris.

L'exposition « Paris 150 ans d'immigration » retrace l'histoire des Parisiens à travers deux grands mouvements migratoires, l'un en provenance de toute l'Europe et l'autre des Suds. De Chine ou d'Extrême-Orient, du Maghreb ou du Levant, des Caraïbes ou du Japon, d'Afrique subsaharienne ou d'Océanie, d'Italie, d'Espagne, de Russie, de Pologne, de Belgique, de Yougoslavie, du Portugal, de Roumanie, d'Allemagne, de Grèce et d'Arménieetc 
Composée de 17 totems où figurent textes et visuels grands formats, cette exposition est répartie selon trois périodes : de 1860 à 1920 (sur le parvis de l'Hôtel de Ville), de 1920 à 1975 (rue de Rivoli), de 1975 à 2010 (rue Lobau). 
Elle a été conçue en partenariat avec le groupe de recherche ACHAC, un collectif d'historiens qui travaille sur la colonisation, l'immigration et le post-colonialisme depuis 1989.  
Paris est la première ville de France à proposer au public une exposition en extérieur, accessible à tous, qui permet de rendre un hommage visible à cette histoire de l'immigration qui fait partie intégrante de notre histoire. 

Le détail de l'exposition et des vidéos sont disponibles sur le site de la ville de Paris
</description><pubDate>Mon, 12 Apr 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Medz Yeghern. Le Grand Mal / Bande dessinée de Paolo Cossi, Édition Dargaud, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1249</link><description>Paolo Cossi est italien. Il a 29 ans et s'il a publié plusieurs bandes dessinées dans son pays, &lt;em&gt;Le Grand mal (Medz yeghern) &lt;/em&gt; est la première à traverser les Alpes. &lt;em&gt;Medz yeghern&lt;/em&gt;, est le nom donné par les Arméniens au génocide de 1915. En Italie, on parle si peu de ce drame que Paolo Cossi n'en avait pas eu connaissance avantetc 2006 ! L'auteur s'est donc documenté et a recueilli des témoignages auprès des Arméniens transalpins. Les faits ici rapportés sont réels, seule la trame de l'histoire, qui mêlent le destin de plusieurs hommes et femmes, comme celui des victimes et des bourreaux, est de l'ordre de la fiction. Paolo Cossi a privilégié trois axes. Restituer la dimension humaine du génocide, montrer l'horreur pour interpeller le lecteur, dénoncer les responsabilités individuelles turques et la passivité si ce n'est la complicité de l'allié allemand. 
Sonia Kéchyan et Aram incarnent ici les Arméniens. Après le massacre des hommes de son village, Sonia, comme des milliers d'autres femmes, vieillards et enfants, est déportée. Dans son convoi vers le « &lt;em&gt;néant&lt;/em&gt; », elle soutient une vieille femme, la mère d'Aram. Lui, l'ancien soldat volontaire échappé miraculeusement à la mort, sera aidé et sauvé dans sa fuite par un Turc, le jeune Murat. C'est dire si Paolo Cossi inscrit son travail dans le cadre du dialogue voire des retrouvailles turco-arméniennes - comme le montre aussi la suite du récit, qui se situe, bien des années après, dans l'exil.
Les dessins, en noir et blanc, sont volontairement épurés pour rendre l'horreur qui n'a nullement besoin ici de fioritures pour être mise en scène.  Les corps déformés et les visages envahissants traduisent les atrocités et les souffrances. Les amateurs pourront chercher le double hommage que rend l'auteur au Guernica de Picasso et à Corto Maltesse d'Hugo Pratt. Paolo Cossi  semble avoir conçu sa bande dessinée pour entretenir le feu de la mémoire mais aussi pour préserver toutes les chances d'une réconciliation.

&lt;em&gt;Mustapha Harzoune&lt;/em&gt;</description><pubDate>Mon, 08 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Gens du Balto / Faïza Guène, Hachette Littératures, 2009</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1248</link><description>Ce petit polar de l'auteur de &lt;em&gt;Kiffe kiffe&lt;/em&gt; demain (2004) et de &lt;em&gt;Du rêve pour les oufs&lt;/em&gt; (2006) est surtout un prétexte pour brosser, sous la forme d'un roman choral,  le portrait de quelques spécimens sociologiques de Joigny-les-Deux-Bouts, bled paumé au bout du bout d'une ligne de RER. Au centre de l'affaire il y a la découverte du corps sans vie de Joël Morvier, le patron du Balto, un de ces bars minables où transpire « &lt;em&gt;une odeur de bière et de chômage&lt;/em&gt; ».
Pour raconter cette histoire et cette enquête, Faïza Guène donne à écouter les déclarations de chacun des protagonistes au lieutenant en charge d'élucider le crime. Le tout agrémenté de quelques dépêches de presse.
Il y a d'abord Yéva, mini jupe au ras des fesse et pot de peinture sur le visage. Grande gueule, elle ne mâche pas ses mots : « &lt;em&gt;Ça commence à puer l'Amérique au bureau&lt;/em&gt;  ». La gestion assassine du personnel à la sauce néo libérale est incarnée par un supérieur qualifié par Mme Yéva de « &lt;em&gt;pauvre merde&lt;/em&gt; ». Elle achète son paquet de cigarettes au Balto. Elle rêve d'un ailleurs meilleur tandis que Jacques, son chômeur de mari s'évade lui, à coup de jeux télévisés. Ils ont deux rejetons : Yeznig , un « &lt;em&gt;déficient mental&lt;/em&gt; » et Tanièl. Ses potes l'appellent le « &lt;em&gt;quetur&lt;/em&gt; », alors qu'il est arménien. Ce qui est sûr, c'est qu'il semble être un bon à rien, un nerveux qui frappe tout ce qui bouge à commencer par le conseiller d'orientation du bahut.
Ali, lui,  débarque de Marseille. Il a réussi à se mettre tout le monde dans la poche malgré son gros pif. Il faut dire que l'ex des cités nord de Marseille parle bien, faut croire que lire des livres ça sert à quelque chose, non ? Nadia, sa soeur, et lui n'entendent pas se fondre dans la discrétion de leurs parents : ils ne se considèrent pas comme des « invités ». Ils sont chez eux en France !
Magalie, c'est la pin up du lycée, l'accro aux magazines pour teenagers en mal de conquêtes - et de victimes - masculines. Avec elle, qui ponctue ses phrases par des  « &lt;em&gt;je veux die&lt;/em&gt; », des « &lt;em&gt;lol&lt;/em&gt; », des « &lt;em&gt;Ptdr&lt;/em&gt; », des « &lt;em&gt;Exptdr&lt;/em&gt; » et des « &lt;em&gt;Dsl&lt;/em&gt; » ( ?), il faut réviser son vocabulaire, jeter ses classiques aux orties et peut-être avec ces « barbarismes » linguistiques préparer « &lt;em&gt;le terrain conduisant aux crimes les plus barbares&lt;/em&gt; » (1). Le père est raciste, la mère itou. Ils ne ratent jamais le 13h de TF1, pendant que leur aînée s'est tirée avec un producteur de la télé, bien sûr marié, cinquante balais et plusetc
Sans vraiment surprendre, Faïza Guène élargit ici son univers romanesque et renouvelle son écriture. À travers ces trois familles - la franco-arménienne qui bat de l'aile, l'algérienne travaillée par des bifurcations générationnelles ou la française laminée par l'ennui et la « beaufitude » - elle décrit une de ces lointaines banlieues, qui respire, le chômage, l'ennui, la peur, l'envie et les frustrations, les horizons bouchés, le déclassement social et la dévalorisation individuelleetc C'est glauque, noir, étriqué ; « &lt;em&gt;si vous voulez entendre des histoires hors du commun, faut pas vivre ici. » Ici c'est-à-dire aussi au « pays des droits de l'homme mais certainement pas au pays des droits de l'homme pauvre&lt;/em&gt; ».
Chacun des protagonistes ne pouvait souffrir Jojo et tous avaient de bonnes raisons de le trucider. Ali, histoire de planter un raciste ; Jacques par jalousie ou parce qu'il lui avait volé un ticket gagnant de loterie ; Yéva qui ne supportait pas ce gros dégueulasse enamouré ; Téva, trop nerveux ; Magalie parce que le Jojo bavait devant elle et rapportait ses faits et gestes à son « &lt;em&gt;con de père&lt;/em&gt; »etc Raskolnikov était coupable et devait expier pour le crime de l'usurière Ivanovna et de sa soeur. Faïza Guène s'amuse ici à brouiller les pistes mais aussi le poids des culpabilités.

Mustapha Harzoune

1.- Voir &lt;em&gt;L'École face à l'obscurantisme religieux Max Milo&lt;/em&gt;, 2006, 377 pages, 20</description><pubDate>Mon, 08 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chaque jour est une fête / Film libanais de Dima el Horr, actuellement sur les écrans</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1247</link><description>Contre vents et marées, guerres à répétition, instabilité politique, fractures ethniques, invasions, occupations, identités en miettes, le Liban a réussi à préserver une production cinématographique exceptionnelle. Prouesse d'autant plus notable dans un Proche-Orient en ébullition que les factions exacerbées par le conflit israélo-palestinien, rivalisaient de censures peu enclines à la liberté d'expression. Dernière spécificité, et non la moindre, ce cinéma de résistance est souvent réalisé par des femmes.
On peut ainsi citer l'immense succès de Nadine Labaki, &lt;em&gt;Caramel&lt;/em&gt; en 2007 (500 000 entrées en France, 100 000 au Liban). La part importante que Joana Hadjithomas prend auprès de Khalil Joreige dans leur travail commun (&lt;em&gt;A perfect day &lt;/em&gt; en 2006). Les films de  Danièle Arbid (&lt;em&gt;Dans les champs de bataille&lt;/em&gt; en 2004), de Randa Chahal Sabbag (&lt;em&gt;Cerf volant &lt;/em&gt;en 2003). Pour conforter cette bonne impression, voici le film prometteur d'une jeune débutante : Dima el Horr, &lt;em&gt;Chaque jour est une fête&lt;/em&gt;.

Trois jeunes femmes, deux libanaises et une palestinienne, qui ne se connaissent pas mais ont la faculté de s'exprimer indifféremment en Français ou en Arabe, ont pris le même bus à Beyrouth qui doit les conduire dans l'arrière-pays, à la prison de Mermel. Pour des motivations que l'on ne va pas tarder à découvrir, car elles ont la parole facile, elles quittent une ville en fête avec drapeaux, guirlandes, défilés, slogans, puisqu'on commémore le jour de l'Indépendance. Elles ont de bonnes raisons de tourner le dos aux réjouissances populaires et le titre du film se chargera alors d'ironie.
Il s'agit de Tamara, Lina et Hala (respectivement Manal Khader, Raïa Haïder et Hiam Abbas), toutes trois vêtues de tenues extravagantes, peu adaptées aux conditions d'un voyage  à travers le désert. La première a assisté à l'arrestation de son mari le jour de leurs noces, au bout d'une course poursuite dans un tunnel de cauchemar. La deuxième, en instance de divorce, doit obtenir l'agrément et la signature de son mari interné pour boucler un acte de séparation, sans cesse égaré dans le fatras des formalités. La troisième ne vient pas voir un détenu, mais un gardien. Elle n'est pas en meilleure position que les autres. Elle transporte dans son sac à main, l'arme de service qu'il a oubliée lors de sa dernière permission .
Le pays est aride. La chaleur accablante. Les compagnons de voyage peu amènes ; mais, malgré quelques incidents, les choses ne se déroulent pas si mal.
Soudain tout bascule. Le bus est attaqué par des tueurs venus de nulle part. Le jovial chauffeur  reçoit une balle en pleine tête. La panique est générale et les fâcheuses rencontres se multiplient parmi les piaillements de poulets  échappés de leurs volières. Alors les trois passagères se sauvent comme des contrebandières et le film franchit allègrement les frontières du fantastique. Entre fantasmes et frayeurs, confidences et complicités, reconquête de la liberté malgré la gène des talons aiguilles.
Un film tout en détours, cocasseries et incongruités qui loin de tout « docu-drama » nous propose une rêverie libanaise qui a plus que les apparences du réel.

&lt;em&gt;André Videau&lt;/em&gt;</description><pubDate>Fri, 05 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>&lt;em&gt;Journée de noces chez les Cromagnons&lt;/em&gt; de Wadji Mouawad  / Jusqu'au 21 février 2010, au théâtre de la Tempête (75012)</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1246</link><description>C'est la guerre. Les bombes explosent à intervalles réguliers. Pourtant, « &lt;em&gt;pour se désennuyer et passer le temps&lt;/em&gt; », une famille décide d'organiser de fausses noces, avec un fiancé imaginaire, pour leur fille Nelly, narcoleptique « un don de Dieu en temps de guerre » !  Devant « Journée de noces chez les Cromagnons » difficile de ne pas faire le lien avec la propre histoire de Wadji Mouawad, auteur né au Liban en 1968 mais exilé en France à l'âge de dix ans, puis au Canada, pour cause de guerre civile. « &lt;em&gt;Longtemps, j'ai dit : « Moi, je n'ai connu que quatre ans de guerre », sorte de culpabilité d'avoir été exilé contrairement aux autres Libanais, ceux qui sont restés, n'ont pas « fui » et qui ont vécu dix neuf années de guerre. La comptabilité des années créant chez moi une gêne, un malaise, refoulant du même coup mes souvenirs et mes peurs. Tout cela, évidemment, inséparable du désir de raconter. La narration comme lieu de survie&lt;/em&gt; » explique Wadji Mouawad dans le dossier de presse. Ainsi, pour survivre et «&lt;em&gt; fermer sa grande gueule à la guerre&lt;/em&gt; », les personnages ont trouvé une  parade : jouer une farce pour rire de la vie sans hésiter même à défier la mort. « &lt;em&gt;Cette façon d'éprouver l'histoire, de tordre le cou au destin, témoigne du désir farouche des peuples en souffrance de placer la joie au-dessus de la douleur&lt;/em&gt; », analyse Mylène Bonnet qui signe ici une mise en scène dynamique et fluide. Les situations comiques, tragiques ou poétiques s'enchaînent et laissent sourdre, sous une apparente légèreté, la violence, la folie et l'absurde. Seul bémol, l'interprétation outrancière de Céline Chéenne qui incarne Nelly. Quant à Patrick Paroux et à Philippe Canales, étonnants, leur jeu est absolument réjouissant. 

&lt;em&gt;Maya Larguet&lt;/em&gt;</description><pubDate>Sun, 21 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>&lt;em&gt;Le Ciel est pour tous&lt;/em&gt; de Catherine Anne / Jusqu'au 19 février 2010 au théâtre de l'Est parisien (75020) et du 2 au 5 mars à La Comédie de Saint-Etienne </title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1245</link><description>Dans « Le Ciel est pour tous », il y a le père, musulman et professeur d'université, la mère d'origine catholique mais qui ne sait plus très bien si elle croit encore en Dieu, la fille qui écrit un essai sur une affaire religieuse qui enflamma le Siècle des Lumières et donna naissance au &lt;em&gt;Traité sur la tolérance&lt;/em&gt; de Voltaire, le fils mal dans sa peau qui commence par trouver dans la foi un soutien et finit par se radicaliser, et la tante journaliste, définitivement athée qui parcourt les pays musulmans pour témoigner du combat des femmes. Sans oublier le curé, aux positions un peu troubles et deux frères africains, l'un croyant et l'autre en pleine crise mystique, qui, par différents biais, entreront en lien avec cette famille dans laquelle il suffira que le grand-père meure pour que tous les équilibres familiaux soient rompus. En effet, quand la mère décide d'organiser ses funérailles à l'église, la division opère entre partisans du respect de la religion et ceux de la laïcité. «&lt;em&gt; Les questions liées à la place de la religion dans la société me semblent devenir de plus en plus pressantes, voire angoissantes. Les alliances des religions avec les pouvoirs politiques gagnent du terrain. En même temps, la foi, la croyance et le rapport personnel de chacun avec la religion restent, pour moi, de l'ordre du privé, voire de l'intime. J'aperçois ainsi un écartèlement entre ce qui est vécu à l'intérieur des êtres et l'affichage politique ou religieux&lt;/em&gt; » écrit Catherine Anne dans sa note d'intention. On se réjouissait de voir le théâtre s'emparer de sujets si actuels et passionnants tels que la place du religieux dans notre société laïque, la montée des fanatismes ou encore la tolérance religieuse. Malheureusement, le « Le Ciel est pour tous » n'est pas à la hauteur des enjeux. Ici, chaque personnage campe une position tranchée sans que jamais la nuance ne trouve sa place. Le propos en devient caricatural. Il se vide peu à peu de tout intérêt pour laisser place à des banalités. Et quand le spectateur cherche une planche de salut, il ne la trouve ni dans le jeu des acteurs, médiocre, ni dans la mise en scène, académique, encore moins dans la scénographie, absconse, ni dans les intermèdes musicaux, hors de propos. Et pas même dans les costumes. De quoi rester sur sa faim. 

&lt;em&gt;Maya Larguet&lt;/em&gt;</description><pubDate>Fri, 05 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>&lt;em&gt;Je t'appelle de Paris&lt;/em&gt; de Moussa Sanou / Jusqu'au 14 février au théâtre Nanterre-Amandiers</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1244</link><description>En 2004, Moussa Sanou, comédien et metteur en scène burkinabé, vient passer quelques mois en France pour les besoins d'une pièce dans laquelle il joue. Ce premier séjour est un choc culturel dont il fait part à Jean-Louis Martinelli, directeur du théâtre Nanterre-Amandiers, qui lui suggère d'écrire sur cette expérience. Dans &lt;em&gt;Je t'appelle de Paris&lt;/em&gt;, Moussa Sanou, accompagné de Mamadou Koussé, fait part de ses découvertes, narre ses péripéties, décortique nos habitudes et se moque, avec drôlerie et tendresse, des incongruités de notre quotidien ; sans oublier, au passage, d'égratigner gentiment ses concitoyens, de déplorer le statut du comédien en Afrique ou de plaider pour des relations Nord-Sud plus équitables. Chez nous, il s'étonne de l'amour qui s'étale au grand jour : « &lt;em&gt;à Paris, l'amour se suce comme des bonbons dans la bouche. On s'embrasse partout, même au supermarché devant une boîte de petits pois&lt;/em&gt; », regrette le manque de communication entre les gens : «&lt;em&gt; je sais pourquoi les Français ont inventé les livres, les jeux et le téléphone, c'est pour ne pas se parler dans le métro&lt;/em&gt; » ou encore se frotte à quelques découvertes culinaires, dont le steak tartare : «&lt;em&gt; j'ai mangé du cheval écrasé tout cru. C'est la première fois que j'ai mangé les larmes aux yeux &lt;/em&gt;». En revanche, quand il appelle au pays, il ne manque pas d'enjoliver la situation, « &lt;em&gt;c'est du paradis que ma voix doit leur tomber dans l'oreille ! &lt;/em&gt; ». Mais est-il possible d'échapper à une partie de ses fantasmes lorsque l'on découvre un pays ? Avec légèreté et bonhomie, Moussa Sanou semble répondre par la négative, lui pour qui la France reste « &lt;em&gt;un mystère inextricable, fait de morceaux de rêves et de réalité&lt;/em&gt; ».

&lt;em&gt;Maya Larguet&lt;/em&gt;</description><pubDate>Sun, 14 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Barons / Film belge de Nabil Ben Yadir, en ce moment sur les écrans</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1243</link><description>On remarque tout de suite les plaques minéralogiques qui portent un B et on entend un boutiquier regretter la perte du Congo. On est en Belgique. A Bruxelles plus précisément.
Voici trois jeunes  « beurs belges » qui nous sortent de l'ordinaire des loubards de quartier. Hassan, Mounir et Aziz, respectivement Nader Boussandel, Mourad Zeguendi et Mounir Aït Hamou, auxquels s'ajoute, en incruste, l'indigène  Franck (Julien Courbey reprend à l'identique son rôle de clone volontaire qui lui a valu quelques succès dans d'autres productions), sont des fils d'immigrés d'origine maghrébine.
Ils se font appeler « les barons » mais cette noblesse de trottoir ne leur confère guère de privilèges matériels. Aux abords de la  trentaine, ils restent d'irrécupérables glandeurs, fournissant pour un revenu minimal, quelques appoints de main d'oeuvre dans le commerce des primeurs ou la mécanique auto, ce qui leur permet tout juste l'usufruit d'une  BMW collective. Il faut dire que leur philosophie, digne des rois fainéants ou des pieds nickelés, ne les entraîne guère à la promotion sociale. Leur théorie des « pas comptés » les incite plutôt à l'immobilisme, en un mot au &lt;em&gt;farniente&lt;/em&gt;. Chaque homme naît avec un capital de pas. A l'épuisement du solde, il meurt. D'où la nécessité de limiter les déplacements  et de renoncer le 
plus possible au travail.
Sauf que Hassan, par ambition tout à fait incongrue, va trahir la cause et entrer en dissidence. Non pas en répondant aux désirs de son père : devenir comme lui un bon prolétaire, honnête chauffeur de bus, un bon musulman épousant une femme prude qui ne fûme pas, ne boit pas et fait des enfantsetc mais en s'orientant vers le show-biz, univers de perdition.  Et pour aggraver son cas en puisant son inspiration dans les frasques de ses copains et en draguant Malika, la soeur de Mounir (Amelle Chabbi), une émancipée qui se montre à la télévision en petite tenue.
Derrière ses plaisanteries de potache (les vannes pourries), ce film un peu foutraque, bouscule les codes des familles, des quartiers, de la migritude et grâce à ses interprètes décontractés, offre en scope-couleurs, s'il vous plait, une comédie insolite et insolente.

&lt;em&gt;André Videau&lt;/em&gt;</description><pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bidonvilles, histoire et représentations en Seine-Saint-Denis (1954-1974)  / Du 24 février au 17 mars, Paris</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1242</link><description>Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, l'association Périphérie, centre de création cinématographique et l'Institut d'histoire sociale CGT ont conçu une exposition sur l'histoire des bidonvilles en Seine-Saint-Denis de 1954 à 1974. 
Loin de toute vision misérabiliste, « Bidonvilles, Histoire et représentations en Seine-Saint-Denis (1954-1974)» cherche à restituer la complexité du phénomène des bidonvilles, entre développement de l'immigration et urbanisation mal maîtrisée. L'image fixe, animée ou cartographique, est au centre de l'exposition. Elle montre divers aspects de la vie quotidienne dans les bidonvilles de la Seine-Saint-Denis et met en regard photographies d'artistes et articles de journaux. Inscrites dans l'histoire socio-politique des années 1950, 1960 et 1970, ces images donnent à voir une histoire des bidonvilles en Seine-Saint-Denis, notamment à Noisy-le-Grand, Aubervilliers et Saint-Denis. Cette exposition trouve un écho dans la résurgence actuelle de ce phénomène. 
La lecture et la confrontation des images permettent de mieux comprendre les réalités, les acteurs et les enjeux de cette histoire. L'exposition incite ainsi le visiteur à avoir une lecture critique des documents. 
Des photographes comme Henri Cartier Bresson, Robert Doisneau, Claude Dityvon ou des cinéastes comme Eli Lotar ou Edouard Luntz ont témoigné de ce phénomène et l'exposition laisse une large place à leurs oeuvres. 

A noter dans le cadre de l'exposition, une projection-débat autour d'&lt;em&gt;Etranges étrangers&lt;/em&gt; de Marcel Trillat et Frédéric Variot le 3 mars à 16 h.</description><pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Histoire et mémoires des migrations en Val-de-Marne / Du 2 au 12 février, Val de Marne</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1241</link><description>La Direction des Archives départementales du Val de Marne organise, du 2 au 12 février, une série de 4 rencontres sur les migrations dans le département intitulées &lt;em&gt;Histoire et mémoires des migrations en Val-de-Marne&lt;/em&gt;.

Chaque rencontre, animée par des  responsables d'associations, des historiens ou des artistes travaillant sur cette thématique, permettra de mettre en valeur la richesse des initiatives réalisées sur le territoire en les situant dans une perspective historique, autour du thème des parcours de migrants.
La première, intitulée &lt;em&gt;Des démarches plurielles&lt;/em&gt;, vise à mettre en évidence la diversité des approches dans le domaine de l'histoire et des mémoires des migrations et  à faire dialoguer cette pluralité.
La seconde, &lt;em&gt;Le parcours du migrant (étape 1 : l'accueil)&lt;/em&gt;, cherche à mettre en valeur l'histoire des phénomènes migratoires en abordant la question de l'accueil et en témoignant du parcours des migrants du départ du pays d'origine à l'accueil dans le Val-de-Marne.
La troisième, &lt;em&gt;Le parcours du migrant (étape 2 : la vie sur place)&lt;/em&gt; veut montrer la réalité de la vie sur place, l'intégration dans le quartier, dans la ville. 
Et la dernière, &lt;em&gt;Le dialogue des cultures&lt;/em&gt;, abordera la question de la double culture, de la langue et des solidarités en témoignant d'expériences locales mettant en oeuvre ce dialogue des cultures avec des approches diversifiées.

A cette occasion la Maison de l'Histoire et du Patrimoine présentera du 1er février au 12 février des expositions, des vidéos qui auront illustré l'ensemble des rencontres.</description><pubDate>Fri, 12 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le retour de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'étranger &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; / Film franco-italien de Luchino Visconti, actuellement sur les écrans</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1240</link><description>Est-ce  à la faveur de l'emballement médiatique autour du cinquantenaire de la mort de Camus, avec exaltation tous azimuts de l'homme et de l'oeuvre, que l'on doit la reprise de &lt;em&gt;L'étranger&lt;/em&gt;, en copie neuve restaurée, de très belle facture ?
Le film réalisé en 1967, ne semblait pas né sous une bonne étoile. De son vivant, l'auteur (mort accidentellement en 1960) ne s'était jamais montré favorable à une quelconque adaptation cinématographique. Sa disparition brutale, pas plus que l'accession de l'Algérie à l'Indépendance (juillet 62), n'allaient changer la donne. L'&lt;em&gt;Etranger&lt;/em&gt;, restait encore pour quelques années, interdit de séjour à l'écran.
Enfin, avec l'aval de Visconti, les producteurs italiens, depuis longtemps demandeurs, obtinrent les droits. Les conditions drastiques avancées pouvaient être préjudiciables à la transposition cinématographique d'une oeuvre romanesque, devenue classique et emblématique, et qui jetait les bases de sa pensée sur l'innocence et la culpabilité, l'absurde, le bien, le mal, l'amour , la mortetc. Des spécialistes veilleront au grain ( Susso Cecco d'Amico, adaptateur attitré de Visconti, Georges Conchon écrivain de gauche, Emmanuel Roblès, écrivain pied noir, ami de Camus). En freinant  l'élan créateur de l'auteur de &lt;em&gt;Rocco et ses frères&lt;/em&gt;, tout comme en réduisant le roman à l'anecdote, on évitait le choc des titans.
Restaient pour l'accès au grand public d'un film néo-réaliste un peu abrupt et laconique, les problèmes de distribution et de tournage. Co-production oblige, le film  parlait italien comme Meursault, le héros ou Mastroïani, l'acteur principal. Belmondo et Delon avaient été évincés, mais tous les second rôles étaient confiés à des « figures » pitoresques du cinéma  français (Jacques Monot, Bernard Blier,  Alfred Adam, Georges Wilson, Bruno Crémer, Pierre Bertin, Georges Géret) sans que vraiment soit recherchée l'exhubérence méditerranéenne ). Seule Anna Karina, fraîche égérie de la nouvelle vague, saurait tirer son épingle du jeu. 

La prouesse de l'époque fut l'autorisation de tourner en Algérie, dans les rues et sur le port d'Alger comme dans la campagne environnante. Les autorités d'alors étaient très sourcilleuses quant à l'utilisation de leur paysage par des étrangers, de plus Camus n'était pas en odeur de sainteté chez une poignée de fonctionnaires nationaux. Ceux qui ont permis ces magnifiques plans sur la baie, ces flots de lumière dorée sur la plage, ces noces barbares du ciel et de la terre, de la vie et de la mort, ont droit à notre gratitude.
Il n'en fut pas toujours ainsi. 
Le film fut un échec, accablé par la critique, négligé par le public. Ne suscitant chez les camusiens ou les viscontiens, qu'une curiosité polie. Il devait rester des années au purgatoire. Sa redécouverte n'en fera pas un chef d'oeuvre, mais une expertise plus équitable et un recadrage dans le temps devraient le sortir de sa quarantaine.

&lt;em&gt;André Videau&lt;/em&gt;</description><pubDate>Fri, 15 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les immigrés en France / Le portail de la statistique publique lance un nouveau dossier en ligne sur l'immigration en France</title><link>http://www.histoire-immigration.fr/actu-rss.php?id_actu=1239</link><description>Le Portail de la statistique publique a été créé à la demande du Conseil national de l'Information statistique (Cnis) pour permettre au public d'accéder plus facilement à l'ensemble des informations statistiques produites par la statistique publique. Derrière ce terme de statistique publique se trouvent de nombreux organismes :
- l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) établit des statistiques générales sur la population et les entreprises  ; 
- les services statistiques ministériels (SSM), 
- ainsi que d'autres organismes publics qui produisent des statistiques sectorielles. 

Ce Portail offre ainsi un accès unifié à des éléments statistiques qui étaient jusque-là dispersés sur plusieurs sites. Il vient de publier un dossier très conséquent sur l'immigration en France et donne accès à un nombre très important de données statistiques sur cette question dans le cadre de documents consultables et téléchargeables gratuitement en ligne (articles, tableaux, schémas, résultats d'enquêtes, etc). Une mine d'informations !

Au sommaire de ce dossier :
- Le service statistique « Immigration »
- La présence étrangère en France
- Les acquisitions de nationalité française
- L'acquisition de la nationalité française dans le parcours d'intégration
- L'admission au séjour - Les titres de séjour
- Qui sont les nouveaux bénéficiaires d'un titre de séjour en France ?
- Les immigrés en France - Édition 2005
- Population immigrée ou de nationalité étrangère depuis 1982
- L'immigration en France
- Population totale par sexe, âge, type d'activité et situation quant à l'immigration
- L'immigration sud-asiatique en France : discrète et exemplaire ?
- 40% des immigrants qui se sont établis dans l'UE27 étaient citoyens d'États membres de l'UE27
- Langue, diplômes : des enjeux pour l'accès des immigrés au marché du travail
- L'activité des immigrés en 2007
- Les conditions de travail des salariés immigrés en 2005
- L'insertion professionnelle des immigrés en 2007
- Les discriminations sur le marché du travail des jeunes issus de l'immigration
- Le vécu des attitudes intolérantes ou discriminatoires par les personnes immigrées et issues de l'immigration
- Perception du système éducatif et projets d'avenir des enfants d'immigrés
- Le recours aux soins de ville des immigrés
- Habiter en zus et être immigré : un double risque sur le marché du travail
- Quel logement pour les nouveaux bénéficiaires d'un titre de séjour en France ?
- Les ménages immigrés en 2006 : des locataires en zone urbaines
- Les conditions de logement des immigrés en 2006

&lt;a href=&quot;http://www.statistique-publique.fr/index.php?php_action=NOUVEAUTES_ouvreLeDossier&amp;id_dossier=18&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Voir le dossier&lt;/a&gt;</description><pubDate>Fri, 01 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>